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Section du Parti Socialiste Hendaye

« Jean Lassalle, la faute »

« L’homme fort de Bayrou », Jean Lassalle, en déclarant à La Semaine du Pays-Basque : « je dirai aux Maires qui pourraient être appelés à donner leur signature pour Marine Le Pen, qu’il faut le faire, bien sûr », a levé toute ambigüité. Le centre, le « ni de gauche, ni de droite » de Jean Lassalle, se situe entre la droite et l’extrême droite. Clairement dans une droite « décomplexée ».

Le parrainage d’une candidature à la Présidentielle n’est pas un acte anodin, un acte banal. Il appartient à chacun de le peser, en conscience. Mais on ne fera croire à personne qu’en parrainant une option politique, on n’en partage pas le fond.

Ceux qui parraineront Marine Le Pen partagent avec elle ses sentiments anti-européens, son repli identitaire et ses options économiques et anti-sociales.

On ne peut pas dévoyer le système constitutionnel du parrainage qui donne de la crédibilité et de la représentativité à une candidature. Tous les parrainages devraient être rendus publics. On ne devrait pas pouvoir parrainer en catimini. Les électeurs ont besoin de connaître les options défendues par leurs élus à qui la Constitution accorde le pouvoir de parrainer.

J’ai vécu avec le groupe du Front National au Conseil Régional d’Aquitaine. Aux dernières élections, le Front National n’a pas franchi la barre nécessaire pour être représenté dans l’Assemblée régionale. Franchement ! cela ne m’embête pas du tout.

Mais il est clair pour moi que ceux qui parraineront Marine Le Pen auront franchi le Rubicon et sont prêts à des alliances avec le Front National au sein de la Droite, ce que le MODEM avait jusqu’à présent refusé.

L’appel de Jean Lassalle n’est pas qu’un dérapage, c’est une faute.

François MAITIA

7 janvier 2012

Une réponse à « Jean Lassalle, la faute »

  1. Un démocrate
    16 jan 2012
    17 h 22

    Monsieur Lassalle a une bien particulière façon d’être démocrate. Rappelez vous cette phrase « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrais pour que vous puissiez le dire ».
    Avec monsieur Lassalle c’est « vous êtes d’accord avec ce que je dis et si vous ne l’êtes pas je me battrais pour que vous ne puissiez pas le dire ».
    J’ai à la fois honte et pitié de cet homme, avoir la peur de l’autre au point de vouloir l’étouffer est condamnable. J’espère que ses instances politiques le condamneront clairement et le mettront au ban de leur parti.

Commentaire :

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